Le Programme intégré du FEM-8 pour le biome des forêts critiques du Bassin du Congo (2025–2032) s'appuie sur les acquis du FEM-7 et assure la coordination avec les initiatives régionales et nationales visant à conserver les forêts et la biodiversité du Bassin du Congo. Il met l'accent sur la protection des forêts tropicales primaires, la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts, ainsi que sur la promotion d'une gestion durable des forêts grâce à une approche régionale de gestion des paysages.
Pays participants
- Angola
- Cameroun
- République centrafricaine
- République démocratique du Congo
- Guinée équatoriale
- Gabon
- République du Congo
- São Tomé-et-Príncipe.
Principaux résultats recherchés
- Réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts ;
- Renforcement de la connectivité et de la résilience des paysages ;
- Développement des financements climatiques et des investissements favorables à la nature ;
- Amélioration de la gouvernance et de la coordination entre les parties prenantes dans l'ensemble du Bassin du Congo.
Co-financement Total
USD 41,581,450
Subvention du FEM
USD 7,139,451
Frais de gestion du FEM
USD 642,415
Sections
Objectifs
Promouvoir la conservation systémique et à grande échelle des biomes forestiers critiques du Bassin du Congo en renforçant la gouvernance, la gestion des paysages et la coordination régionale, afin de conserver la biodiversité, réduire la déforestation et contribuer à l'atténuation des changements climatiques.
Composantes
- Renforcement des cadres régionaux de gouvernance ;
- Gestion intégrée des paysages dans les zones transfrontalières ;
- Renforcement des capacités des gouvernements et des parties prenantes ;
- Mobilisation du secteur privé et des financements ;
- Gestion des connaissances et réforme des politiques publiques.
Menaces
- Déforestation et dégradation des forêts ;
- Faiblesse de la gouvernance et manque de cohérence des politiques publiques ;
- Pratiques non durables d'utilisation des terres ;
- Exploitation forestière illégale, braconnage et criminalité liée aux espèces sauvages ;
- Conversion des terres à des fins agricoles et minières.
Interventions
- Réalisation d'analyses des politiques régionales et élaboration de nouveaux cadres politiques ;
- Organisation d'ateliers de renforcement des capacités ;
- Appui aux moyens de subsistance durables et aux entreprises vertes ;
- Mobilisation de financements en faveur du climat et de la biodiversité ;
- Renforcement de la gouvernance des paysages transfrontaliers au moyen de politiques et de cadres régionaux ;
- Appui à la collaboration avec les organismes régionaux (COMIFAC, TNS) pour lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages et protéger les habitats ;
- Relance et mise en œuvre de plans régionaux d'utilisation des terres et de gestion des forêts (notamment pour le Mayombe et l'Oubangui) ;
- Promotion de plateformes multipartites de dialogue sur les ressources foncières, hydriques et forestières ;
- Déploiement à plus grande échelle des actions de conservation, notamment la protection des espèces emblématiques (par exemple les éléphants de forêt et les gorilles) et la restauration des habitats ;
- Mobilisation de financements supplémentaires pour le climat et la conservation, en s'appuyant sur les engagements internationaux (par exemple les 1,5 milliard de dollars américains annoncés lors de la COP26).
Résultats attendus
- Des politiques régionales cohérentes favorisant la conservation des forêts ;
- Une meilleure gestion des paysages, avec une augmentation des superficies protégées et restaurées ;
- Une collaboration renforcée entre les parties prenantes et une meilleure gouvernance ;
- Une augmentation des financements et des investissements du secteur privé en faveur de la conservation ;
- La conservation de la biodiversité et des écosystèmes d'importance critique ;
- La stabilisation ou l'inversion des tendances de perte du couvert forestier ;
- Une gouvernance régionale et une coordination intersectorielle renforcées ;
- Des capacités renforcées en matière de suivi, de rapportage et d'application de la réglementation.
Impact attendu
- Réduction de la déforestation et de la perte du couvert forestier dans les biomes forestiers critiques ;
- Renforcement de la coopération régionale en faveur de la conservation de la biodiversité ;
- Amélioration de la résilience des écosystèmes et contribution à l'atténuation des changements climatiques ;
- Moyens de subsistance durables pour les communautés locales ;
- Protection et gestion durable de paysages clés pour la biodiversité, notamment les forêts côtières atlantiques, les paysages de l'Oubangui et le Mayombe ;
- Atténuation des changements climatiques grâce à l'augmentation des stocks de carbone forestier.
Zone d'intervention
Six pays d'Afrique centrale : l'Angola, le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, Sao Tomé-et-Principe
Équipes pays des Nations unies et bureaux des coordonnateurs résidents des Nations unies | COMIFAC (Commission régionale des forêts d'Afrique centrale) | Gouvernements nationaux du Congo, de la RDC, de la RCA, du Gabon, de l'Angola et d'autres pays | Acteurs régionaux tels que l'UICN, le WWF, le PNUD, le FIDA | Entités du secteur privé et institutions financières | Peuples autochtones et communautés locales