ILes peuples autochtones et les communautés locales du paysage du Dja disposent désormais d’un moyen renforcé de faire entendre leur voix dans les efforts de conservation, avec le lancement d’un nouveau mécanisme de gestion des plaintes et de recours (MGPR) dans le cadre du projet GEF-8 Dja Landscape, au Cameroun. Ce mécanisme vise à garantir la protection des droits des communautés et à assurer un traitement rapide et transparent des préoccupations liées aux activités du projet.
Cette initiative contribue à la mise en œuvre de l’activité 1.2.5 du projet financé par le FEM et renforce son alignement avec les normes environnementales et sociales internationales, notamment les principes fondamentaux relatifs aux droits humains.
Lors d’un atelier de lancement organisé à Yaoundé, l’African Indigenous Women’s Organization – Central African Network (AIWO-CAN), responsable technique du développement du mécanisme, a présenté l’approche qui guidera sa mise en œuvre.
« Il s’agit d’une étape importante vers la mise en place d’une plateforme fonctionnelle et adaptée aux réalités culturelles, permettant aux communautés de se faire entendre », a déclaré Mme Hawe Hamman Bouba, Présidente d’AIWO-CAN.
Le consultant Daniel Seba a présenté le cadre méthodologique du mécanisme, tandis que le Dr Haman Unusa, Directeur national du projet (MINEPDED), a souligné l’importance d’assurer une bonne articulation avec les activités susceptibles d’affecter les peuples autochtones et les communautés locales.
Le MGPR viendra compléter le processus de Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) actuellement en cours et constituera ainsi l’un des piliers de l’approche du projet en matière de conservation fondée sur les droits.
Sa mise en œuvre ciblera en priorité les localités de Djoum, Mintom, Oveng, Mvangan et Somalomo.
Des activités d’information et de sensibilisation sur le terrain débuteront le 8 décembre 2025, afin de permettre aux communautés de comprendre le mécanisme, d’y accéder et de participer pleinement à son fonctionnement.
Cette initiative confirme l’engagement du projet GEF-8 Dja Landscape en faveur d’une conservation fondée sur la participation des communautés, la redevabilité et la protection des droits des peuples autochtones.
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