La diversité écologique exceptionnelle du Cameroun lui vaut le surnom d’« Afrique en miniature », traduisant la grande variété de milieux naturels présents sur son territoire — des plaines côtières de l’Atlantique et des forêts tropicales humides aux savanes et régions montagneuses. En tant que pays clé du biome de la forêt tropicale du bassin du Congo, le Cameroun joue un rôle central dans la conservation de la biodiversité régionale et la connectivité des paysages.
Dans le cadre de l’Initiative paysages du bassin du Congo (CBLI), les priorités du Cameroun s’articulent autour du renforcement de la gouvernance à l'échelle des paysages, de la préservation de la connectivité écologique et de la garantie que les efforts de conservation contribuent directement à des moyens de subsistance durables. À travers les projets nationaux de la CBLI, le PNUE et ses partenaires soutiennent l’amélioration des cadres de gouvernance, la planification inclusive de l’utilisation des terres et des approches de conservation communautaires, en mettant un accent particulier sur la participation des peuples autochtones et des femmes aux chaînes de valeur forestières.
Sections
Relief
Le relief du Cameroun comprend des plaines côtières, des plateaux centraux, de hautes montagnes (comme le mont Cameroun) et de vastes zones forestières au sud. Cette topographie variée abrite un large éventail d’écosystèmes, allant des mangroves aux forêts de montagne.
Hydrographie
De nombreux fleuves traversent le Cameroun, alimentant à la fois les bassins côtiers de l’Atlantique et le bassin du Congo via des affluents tels que le fleuve Dja. Ces réseaux d’eau douce sont essentiels à la biodiversité aquatique et aux communautés humaines.
Situation géographique
Le Cameroun est un pays à revenu intermédiaire inférieur dont l’économie est relativement diversifiée par rapport à celle de nombreux pays de la région. L’activité économique repose sur l’agriculture, la sylviculture, le pétrole, l’exploitation minière et les services, l’agriculture restant le pilier des moyens de subsistance en milieu rural. Selon les projections du FMI et de la Banque mondiale, la croissance économique devrait rester stable, bien que modérée, les stratégies nationales donnant la priorité à la résilience économique, au développement des infrastructures et à la réduction de la dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières.
Une grande partie de la population vit dans les zones rurales et reste fortement dépendante des ressources foncières et forestières, ce qui fait de la gestion durable des ressources naturelles un élément central tant pour la réduction de la pauvreté que pour la durabilité environnementale.
Principaux indicateurs socio-économiques
- Population : environ 29 millions d’habitants
- PIB (nominal) : environ 48 à 50 milliards de dollars américains
- PIB par habitant : environ 1 700 dollars américains
- Structure économique : agriculture, sylviculture, pétrole, exploitation minière et services ; le cacao, le café et le bois d’œuvre constituent les principales exportations
- Emploi : l’agriculture emploie environ 60 % de la population active
- Pauvreté : concentrée dans les régions rurales et forestières, en particulier dans le sud et l’est
Foyer de biodiversité forestière du bassin du Congo
Les forêts tropicales humides du sud du Cameroun font partie de la forêt tropicale humide du bassin du Congo, d’importance mondiale, qui abrite au total plus de 10 000 espèces de plantes tropicales, plus de 400 espèces de mammifères, 1 000 espèces d’oiseaux et 700 espèces de poissons. De nombreuses espèces sont endémiques ou menacées d’extinction.
Principales aires protégées
- Réserve faunique du Dja — site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, réputé pour sa biodiversité intacte et son importance au sein du bassin du Congo.
- Réserve faunique de Ngoyla — assure une connectivité essentielle des habitats pour la faune de la forêt tropicale.
- Parc national de Lobéké — fait partie du paysage trinational de la Sangha, riche en oiseaux et en mammifères forestiers.
Ces sites contribuent non seulement à la conservation de la biodiversité nationale, mais aussi à la résilience écologique régionale et à la séquestration du carbone.
Perte et fragmentation de l'habitat
L'exploitation forestière illégale, l'exploitation minière et l'extension des terres agricoles (notamment les plantations de palmiers à huile et autres plantations agro-industrielles) contribuent à la perte, à la fragmentation et à la dégradation des forêts. CBFP
Braconnage et commerce d’espèces sauvages
La chasse commerciale et de subsistance, le commerce de viande de brousse et le commerce illégal de parties d’animaux sauvages (par exemple, l’ivoire ou les écailles de pangolin) sont des facteurs majeurs du déclin des populations d’éléphants, de primates et d’autres espèces. CBFP
Problèmes liés à la gouvernance des ressources
La faiblesse de l’application de la loi, les capacités limitées de surveillance de l’exploitation des ressources naturelles et l’intégration insuffisante des communautés locales dans l’aménagement du territoire compromettent l’efficacité de la conservation.. Congo Basin Landscapes Initiative
| Integrated management of Cameroon’s forest landscapes in the Congo Basin |
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| Strengthening Governance and Ecosystem Connectivity for Biodiversity Conservation and Improved Livelihoods in the Dja Landscape |
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Source : Informations pays synthétisées à partir de sources internationales de référence, de données nationales, de la littérature scientifique et de la documentation des projets de la CBLI.