De la conception à la mise en œuvre : premiers enseignements du Programme intégré pour les forêts du Congo

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12 avril 2026

Réunissant les gouvernements, les agences du FEM ainsi qu’un large éventail de partenaires techniques et de mise en œuvre autour d’un objectif commun — « renforcer la gestion durable de l’une des régions forestières les plus importantes au monde » — le Programme intégré pour les forêts du Congo (Congo Forest IP) du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) couvre des écosystèmes et des contextes nationaux variés.

Alors que la mise en œuvre de l’Initiative pour les paysages du bassin du Congo (CBLI) progresse, les premières expériences du Congo Forest IP commencent à montrer ce qu’implique concrètement le passage d’une conception ambitieuse à sa mise en œuvre dans des paysages complexes et répartis sur plusieurs pays. Dans la pratique, atteindre cet objectif s’avère être un processus progressif, souvent complexe.

De la conception intégrée à la réalité opérationnelle

Lors de la phase de conception, les Programmes intégrés (IP) ont été conçus pour répondre à des défis interdépendants — perte de biodiversité, pressions liées au changement climatique et dégradation des terres — à travers des approches coordonnées à l’échelle des paysages

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Les premières étapes de mise en œuvre ont rapidement mis en évidence un enseignement essentiel : l’intégration ne se fait pas d’elle-même. Elle doit être construite, coordonnée et entretenue de manière active.

Dans la pratique, cela signifie travailler entre différentes institutions, harmoniser les calendriers et composer avec des langues et des systèmes de gouvernance différents afin de :

  • mettre en place des mécanismes de coordination entre secteurs et institutions ;
  • aligner les priorités nationales sur les objectifs régionaux ; et
  • créer des espaces de dialogue entre les acteurs techniques et les parties prenantes locales.

À travers la région, ces efforts commencent à se concrétiser, avec la mise en place de structures nationales de coordination ainsi que de plateformes à l’échelle des paysages qui deviennent progressivement opérationnelles. 

Governance as a foundation for impact 

La gouvernance comme fondement de l’impact

Un autre enseignement important concerne le rôle central d’une gouvernance efficace.

Les efforts engagés et les plateformes émergentes dans des paysages tels que le Dja au Cameroun et l’Équateur en République démocratique du Congo (RDC) montrent comment le renforcement des dispositifs institutionnels peut produire des changements concrets.

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Ces mécanismes contribuent notamment à :

  • dépasser les cloisonnements entre secteurs ;
  • ancrer les processus de planification dans les réalités locales ; et
  • permettre un engagement plus régulier et plus significatif des communautés.

Qu’il s’agisse de comités municipaux ou de plateformes intersectorielles, ces mécanismes favorisent une plus grande cohérence dans la prise de décision. Ils montrent également que la gouvernance n’est pas simplement quelque chose que l’on « met en place » pour ensuite la laisser fonctionner seule. Elle évolue et nécessite donc confiance, adaptation et investissement continu.

Les partenariats en pratique

Le programme IP repose, par sa conception même, sur les partenariats. Les premières expériences de mise en œuvre montrent que leur efficacité dépend d’une coordination continue, d’une répartition claire des rôles et d’une responsabilité partagée.

La collaboration avec les autorités nationales, les agences du FEM et les autres partenaires a été déterminante pour :

  • faciliter la mise en œuvre technique ;
  • soutenir l’engagement des communautés ; et
  • assurer la cohérence avec les politiques et priorités nationales.

Les enseignements complémentaires issus du projet sur les tourbières du bassin du Congo financé par l’IKI, qui fait également partie du cadre plus large de la CBLI, renforcent cette dynamique en soutenant la production de connaissances, la coordination et les actions spécifiques aux tourbières qui contribuent à l’approche intégrée de la CBLI.

L’ensemble de ces efforts de collaboration souligne l’importance de maintenir des modalités de coordination suffisamment souples pour s’adapter à des contextes en évolution.

Relier l’action locale au changement systémique

Une grande partie du travail mené dans le cadre de l’IP se déroule au niveau national. Les activités mises en œuvre sur le terrain produisent des enseignements susceptibles d’alimenter les stratégies nationales et les dialogues régionaux.

Veiller à ce que ces expériences soient documentées et traduites en éléments utiles à la prise de décision reste donc une priorité majeure pour la suite. Le lien entre les interventions locales et les processus plus larges de politique publique et de planification est essentiel.

Cette connexion « du local au système » est au cœur de l’approche de la CBLI : permettre à des solutions ancrées dans les réalités locales de contribuer à des transformations plus larges en faveur de la durabilité dans l’ensemble du bassin du Congo.. 

Pour la suite

Les premiers enseignements et résultats indiquent que la réussite dépendra de plusieurs facteurs : des mécanismes de coordination solides à tous les niveaux, un engagement et une appropriation plus importants des communautés, ainsi que des approches techniques alignées sur les cadres politiques.

Ces enseignements alimentent les échanges en cours entre partenaires et praticiens, notamment dans le cadre du prochain Forum des Programmes intégrés du FEM, qui se tiendra à Nairobi du 13 au 17 avril 2026. Les expériences issues des différents paysages y seront partagées et mises en perspective. 

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Field visit -Kribi-2025

À mesure que la mise en œuvre progresse, l’attention se porte progressivement sur la consolidation, la mise à l’échelle et l’impact.

Dans l’ensemble du bassin du Congo, le passage de la conception à la mise en œuvre est toujours en cours. Les fondations d’une gestion des paysages plus intégrée, inclusive et résiliente sont progressivement posées.

 

Sectors
Integrated Land Use Planning
Sustainable management