Bien que de taille relativement modeste, la Guinée équatoriale abrite des écosystèmes forestiers, côtiers et insulaires d'une grande importance écologique au sein de la région du Bassin du Congo. Sa partie continentale, le Río Muni, fait partie du bloc forestier occidental du Bassin du Congo, tandis que les îles de Bioko et d'Annobón accueillent une biodiversité unique, caractérisée par un fort niveau d'endémisme.
Ces écosystèmes contribuent à la conservation de la biodiversité régionale, à la régulation du climat et à la fourniture de services écosystémiques essentiels aux communautés locales.
Dans le cadre de l'Initiative Paysages du Bassin du Congo (CBLI), les interventions en Guinée équatoriale visent à renforcer la gouvernance forestière, améliorer le suivi de la biodiversité et promouvoir une planification durable de l'utilisation des terres dans le Río Muni, conformément aux objectifs du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) en matière de protection des écosystèmes et de résilience.
Sections
Relief
La Guinée équatoriale présente une géographie qui associe des paysages forestiers de basse altitude sur le continent à des systèmes insulaires d'origine volcanique, créant une forte diversité écologique sur un territoire relativement restreint.
La région continentale du Río Muni est principalement composée de forêts tropicales humides de basse altitude et de collines légèrement ondulées, traversées par de nombreuses vallées fluviales. Elle s'inscrit dans la partie occidentale de l'écosystème forestier du Bassin du Congo et est dominée par des forêts sempervirentes caractéristiques du biome guinéo-congolais.
Les îles de Bioko et d'Annobón sont d'origine volcanique et présentent des reliefs escarpés ainsi que d'importants gradients altitudinaux. Sur Bioko, les pentes s'élèvent rapidement jusqu'à des sommets volcaniques et abritent des forêts montagnardes et submontagnardes présentant un fort taux d'endémisme. Plus petite et plus isolée, Annobón est caractérisée par des falaises abruptes et de faibles superficies de plaines côtières.
Cette diversité topographique favorise une grande variété de formations forestières et contribue à la richesse biologique du pays.
Hydrographie
Le réseau hydrographique de la Guinée équatoriale est constitué principalement de cours d'eau courts et à écoulement rapide, qui prennent leur source dans les zones forestières d'altitude avant de se jeter directement dans l'océan Atlantique.
Dans le Río Muni, ces rivières soutiennent les écosystèmes de forêts tropicales humides, la biodiversité d'eau douce et l'approvisionnement en eau des populations locales, tout en influençant les flux de sédiments et de nutriments vers les zones côtières.
Le long du littoral, les embouchures des fleuves et les zones de faible altitude abritent des zones humides, des mangroves et des estuaires correspondant aux types de zones humides côtières et continentales reconnus par la Convention de Ramsar.
Ces écosystèmes jouent un rôle important dans la protection du littoral, le soutien aux ressources halieutiques, le stockage du carbone et la conservation de la biodiversité. Leur intégrité écologique dépend étroitement des pratiques d'utilisation des terres en amont, soulignant l'importance d'approches intégrées de gestion des terres et des ressources en eau, telles que celles promues par la CBLI.
SItuation géographique
La Guinée équatoriale est classée parmi les pays à revenu élevé grâce aux recettes issues du pétrole et du gaz. Toutefois, les résultats en matière de développement demeurent inégaux, avec une diversification économique limitée et des disparités persistantes entre les zones urbaines et rurales.
L'économie reste fortement dépendante des hydrocarbures, ce qui la rend particulièrement vulnérable aux fluctuations des marchés internationaux de l'énergie et à la baisse progressive de la production.
Principaux indicateurs socio-économiques
- Population : environ 1,7 million d'habitants
- PIB nominal : environ 12 à 14 milliards USD
- PIB par habitant : environ 7 000 à 8 000 USD
Le pétrole et le gaz représentent l'essentiel du produit intérieur brut, des exportations et des recettes publiques. L'agriculture et la foresterie occupent une place plus modeste dans l'économie nationale, mais demeurent essentielles pour les moyens de subsistance des populations rurales, en particulier dans le Río Muni.
Le ralentissement économique observé ces dernières années, lié au recul de la production d'hydrocarbures, renforce la nécessité de diversifier l'économie, de soutenir le développement rural et de consolider la gouvernance environnementale.
La Guinée équatoriale présente une biodiversité remarquable et un fort niveau d'endémisme, particulièrement sur l'île de Bioko, reconnue comme un haut lieu régional de biodiversité.
Les écosystèmes forestiers du pays abritent plusieurs espèces d'importance mondiale pour la conservation, notamment les drills, les colobes rouges, les éléphants de forêt, ainsi qu'une grande diversité d'amphibiens, d'oiseaux et de plantes.
Au-delà des écosystèmes terrestres, les milieux côtiers et marins comprennent des mangroves, des estuaires et des habitats littoraux essentiels à la pêche, à la protection des côtes et au stockage du carbone.
L'ensemble de ces écosystèmes forestiers, aquatiques et côtiers fournit des services écosystémiques indispensables et contribue aux objectifs de conservation à l'échelle nationale et régionale.
Malgré leur importance écologique, les écosystèmes de la Guinée équatoriale sont soumis à plusieurs pressions.
La déforestation et la dégradation des forêts, liées à l'expansion agricole, à l'exploitation forestière et au développement des infrastructures, progressent dans certaines parties du Río Muni.
La chasse destinée au commerce de viande de brousse ainsi que le trafic d'espèces sauvages, en particulier sur le continent, continuent de menacer plusieurs espèces vulnérables.
Les efforts de conservation restent également limités par des capacités institutionnelles insuffisantes, un manque de données et une couverture incomplète des dispositifs de suivi, ce qui réduit l'efficacité de la planification et de l'application des mesures de conservation.
Sur les îles, les effets du changement climatique, notamment l'élévation du niveau de la mer et l'augmentation de la variabilité climatique, accentuent la vulnérabilité des écosystèmes côtiers et montagnards, renforçant la nécessité d'approches intégrées de gestion fondées sur les écosystèmes, conformément aux objectifs de l'Initiative Paysages du Bassin du Congo (CBLI).
| Developing biodiversity and biocarbon finance financing instruments for conserving forests in Equatorial Guinea |
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| Transforming and scaling up results and lessons learned in the Monte Alen and Rio Campo Landscapes [..] |
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Source : Informations pays synthétisées à partir de sources internationales de référence, de données nationales, de la littérature scientifique et de la documentation des projets de la CBLI.